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Assurance chômage pour auto-entrepreneur et micro-entrepreneur

Le micro-entrepreneur ne cotise pas au chômage. Ce à quoi il peut prétendre (ATI, cumul ARE), et à partir de quand une assurance chômage privée devient accessible.

Auto-entrepreneur et chômage : les règles

Le micro-entrepreneur (auto-entrepreneur) est un travailleur indépendant : ses cotisations forfaitaires couvrent la maladie, la retraite et les allocations familiales, pas le chômage. En cas d'arrêt de l'activité, il n'a droit à aucune allocation ARE au titre de sa micro-entreprise.

Trois situations sont à distinguer :

  • Vous perceviez l'ARE avant de créer votre micro-entreprise : vous pouvez cumuler vos droits restants avec vos revenus d'auto-entrepreneur (cumul partiel selon le chiffre d'affaires), ou demander l'ARCE (60 % des droits en capital).
  • Vous cessez votre activité : vous pouvez prétendre à l'ATI (≈ 600 à 800 €/mois pendant 6 mois) si vous avez exercé au moins 2 ans, déclaré au moins 10 000 € de revenus par an sur l'une des deux dernières années, que l'activité est non viable (baisse de 30 % des revenus) ou en liquidation, et que vos ressources sont inférieures au RSA.
  • Vous êtes aussi salarié : vos droits ARE au titre de l'emploi salarié restent acquis ; le cumul avec la micro-entreprise est possible sous conditions.

Une assurance chômage privée est-elle possible ?

Soyons transparents : les contrats du marché (GSC, APRIL, AXA) excluent les micro-entrepreneurs. Leur logique repose sur un revenu professionnel significatif, des bilans et une procédure collective en cas d'échec, ce qui ne correspond pas au régime micro. Deux voies existent néanmoins :

  1. Le passage en société (SASU, EURL) ou en entreprise individuelle au réel dès que l'activité dépasse 20 000 à 25 000 € de revenu : vous devenez éligible aux contrats, notamment à la formule Créateur de la GSC (420 €/an pour 1 000 €/mois pendant 6 mois), puis aux formules standard.
  2. La prévoyance TNS : à défaut de couvrir le chômage, un contrat de prévoyance Madelin protège votre revenu en cas d'arrêt de travail, d'invalidité et de décès, à coût modéré.

Nous vous conseillons gratuitement sur le moment opportun pour changer de statut et sur les protections accessibles dès maintenant.

Questions fréquentes

Un auto-entrepreneur a-t-il droit au chômage ?

Non au titre de sa micro-entreprise. Il peut conserver des droits ARE antérieurs ou, en cas de cessation, demander l'ATI (≈ 800 €/mois, 6 mois) sous conditions strictes.

Un micro-entrepreneur peut-il souscrire une assurance chômage privée ?

Les contrats du marché excluent le régime micro. Le passage en société ou en EI au réel, avec un revenu suffisant, ouvre l'accès aux garanties (formule Créateur GSC dès la création).

Peut-on cumuler ARE et auto-entreprise ?

Oui : les droits ARE acquis avant la création se cumulent partiellement avec les revenus de la micro-entreprise, ou sont versés en capital (ARCE) à hauteur de 60 %.

MS
Rédigé par l'équipe OICG, courtiers en assurance de personnes (ORIAS n° 07002824), spécialistes de la protection du dirigeant depuis 1992.
Dernière mise à jour : septembre 2026. Chiffres : Altares, Banque de France, GSC, Unédic, France Travail, assureurs.

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